Précision préalable : Monsieur Bernard Werber est, bien évidemment, à droite sur cette photo, et à gauche ... c'est moi ! Je doute que quelqu'un, autre que moi, suive l'actualité de ce blog mais en fait, c'est la première fois que je "me dévoile".Que d'émotions en cette magnifique journée du 14 mars 2009, date qui sera certainement dans mon calendrier le premier jour de l'an zéro, né de ma rencontre avec mon auteur favori. Espérons que mon existence "post-dédicace de Werber" sera heureuse et prolifique ... Quoi qu'il en soit, je vais vous faire découvrir au fil de mes photos et vidéos ce mémorable moment de ma vie, bien que depuis peu entamée (14 ans). Mais pour comprendre cet improbable concours de circonstances fort hasardeuses qui a fait que "tout ça" a été possible, il faut remonter au début de l'histoire, quand mon meilleur ami m'a appelé en m'annonçant que deux jours plus tard, Bernard Werber serait présent au Salon du Livre à Paris. Après m'avoir fait "une proposition que je ne pouvais pas refuser", il raccroche. A peine l'idée de la rencontre fut-elle digérée par des sucs mentaux que je me retrouvais avec mon ami, son frère et sa mère dans la voiture familiale, direction la Capitale. Des sandwichs, des bouquins (de Werber, bien sûr), un merveilleux jeu de PSP (Patapon 2), une station de radio dépravante et une bonne dose de patience et d'incrédulité nous aidèrent à surmonter les aléas du périph' parisien, après quoi nous endurâmes un trajet pedibus gambus de dix minutes dans les rues encombrées. Quelques mètres encore et nous pénétrâmes dans le Salon du Livre proprement dit, petites fourmis anonymes dans la multitude grouillante du lectorat pressée de coudoyer les idoles adorées. Justement, nous dûmes jouer hardiment des coudes pour approcher, tant bien que mal, le stand bondé d'Albin Michel où "Lui" se trouvait. Nous patientâmes derechef dans le file d'attente capricieuse jusqu'au moment où elle s'ébranla, après une brève et remarquée apparition de Celui-Pour-Qui-Nous-Venions. Tout alla très vite, livres et apprareils photos numériques dégainés, prêts à servir, quand tout à coup nous Y fûmes. Nous Le vîmes. Bernard Werber se tenait là, tranquillement assis, souriant. Un "bonjour" intimidé s'échappa de ma bouche (probablement bée) et mes mains tendirent machinalement les deux ouvrages que j'avais apportés. En deux temps trois mouvements, je devint l'heureux propriétaire de deux merveilles dédicacées. Le grand moment était passé, j'avais eu ce pour quoi j'étais venu. La journée s'écoula ensuite, et je trouvai le moyen d'acheter "La Révolution des Fourmis" , que je fis aussitôt dédicacer par son auteur. Je parcourai vaguement les longues rangées de livres et la foule excitée dans le tohu-bohu général, occupé à rechercher le frère et le mère de mon ami, apercevant et photographiant à l'occasion une tête connue, au détour d'une allée. Mais au final, mon unique but, et de ce fait ma principale activité aujourd'hui, fut de divaguer du côté d'Albin Michel, lorgnant constamment et faussement discrètement Bernard Werber, ne le quittant des yeux, au final, que pour les fermer ce soir ...